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.Le Yeun Elez.
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BRENNILIS EGLISE NOTRE-DAME
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Prenant
naissance entre le Menez Mikaël et le Tuchen Kador (signal de Toussaines)
l’Elez draine des marais tourbeux entre Brasparts et La Feuillée. Jusqu’en 1937,
date de la construction de la digue barrage de Brennilis qui immergea une
partie du Yeun-Elez sous le lac de Nestavel (quatre cents hectares dont les
eaux ont alimenté entre 1969 et 1984 la centrale nucléaire des monts
d’Arrée), une vaste lande d’ajoncs et de bruyères recouvrait ces paysages
humides, gorgés de rivières et de ruisseaux, noyés de pluies et de
brouillards asphyxiants. C’est au pied de la montagne, à l’est de ces
paysages démoniaques, qu’est ouverte en permanence, selon la tradition bretonne,
la porte des enfers (Le Youdic, la petite bouillie). Nul vivant n’a pu en mesurer la profondeur. Dans ses Légendes de la Mort, Anatole le Braz a décrit la manière dont on venait y précipiter les âmes des « conjurés » après les avoir fait passer dans le corps d’un chien noir : autrefois, lorsqu’en basse Bretagne l’âme d’un trépassé ne parvenait pas à la béatitude du ciel, elle revenait hanter son ancienne maison. Les proches demandaient alors au prêtre du village de faire une conjuration et par exorcisme il faisait « passer » l’âme du fantôme dans le corps d’un grand chien noir dont les yeux prenaient alors la couleur du feu... Dès cet instant commençait un long chemin de presbytère en presbytère pour aboutir chez le vieux Tadic-coz, recteur de Saint-Rivoal. Au coucher du soleil, celui-ci mettait son surplis, son étole et guidait le « meneur d’âmes » vers le Youdic. Les deux exorcistes devaient officier nu-pieds pour « être prêtres jusqu’à la terre » (bellek betek an douar). Arrivés dans le marais, ils devaient entrer dans l’eau jusqu’à mi-jambe. Alors le vieux Tadic coz, avec une dextérité merveilleuse lançait la bête hurlante vers les profondeurs infernales, au milieu des cris et des hurlements des damnés. Au retour, le conducteur de l’animal devait refaire le même chemin et annoncer aux recteurs qui l’avaient hébergé à l’aller : « la commission est faite ! ». |
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A Botmeur, le petit bourg proche du Youdic, les anciens racontent
que de furieux abois troublaient jadis la nuit quand la meute des
conjurés se révoltait dans la Petite Bouillie. Alors au-dessus du Menez
Mikaël une clarté illuminait les monts : l’Archange dirigeait son glaive
de feu vers le Yeun et tout rentrait dans l’ordre... «
Le grand saint Michel sait la manière d’empêcher les loups noirs de
hurler ! » Aujourd’hui encore, il n’existe pas sur toute l’étendue de la péninsule armoricaine de paysage plus sinistre que le Youdic et ses abords. En ces lieux, gardez-vous de nocturnes errances : vos pas innocents pourraient croiser la route funeste des Kannerezed an noz, les lavandières de la nuit. |
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Ces grandes femmes étiques, aux regards d’astres morts, revenant des lavoirs où elles purifient les suaires, vous enjoindraient de les aider à essorer les linceuls. Triste besogne où vous risquez de vous faire broyer les mains si vous ne tournez pas dans le même sens qu’elles... Le peintre Yan D’argent en fit une toile, vers 1881, aujourd’hui exposée au musée des Beaux-arts de Quimper. |
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« Quand ton sang imprégnera le
suaire, quand tu le verras s’écouler de ton
corps, tu tomberas raide mort sous la poigne de fer des Kannezered
an noz. » Le
démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis a débuté en 1989 et vient
d’être suspendu, mais de nuit le marais conserve son aspect démoniaque :
l’enfer d’hier et celui du temps présent s’y confondront toujours en une
terrible harmonie... « Ici, quand s’abat la colère des éléments déchaînés, les
plaintes des grands vents se mêlent aux lamentations des âmes qui hantent
l’infernal marais. » |
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Le bourg de Brennilis est le centre d’un pays désert, et
l’on est tout surpris d’y trouver une église monumentale renfermant de nombreuses
œuvres artistiques. Le clocher ajouré, à flèche, et la belle porte double,
avec son trumeau central, qui orne la façade ouest, sont de la fin du XVe
siècle. Il est aisé de dater le début (1485) de la construction grâce à une
inscription gravée en gothique, près du maître-autel, au coin de l’Épitre. « Y : TOUX : PROCUREUR : LAN/MILCCCCIIIIXXCINQ :
AU/COMENCEMËT DE CESTE CHAPELLE » .L’église
comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, séparés du transept par
des arcs diaphragmes. Le chœur est à chevet rectangulaire. Le vaisseau
lambrissé est du type à nef obscure avec de belles sablières. L’église Notre-Dame ne se dérobe pas à l’esprit
féerique du Yeun. À droite du maître-autel, dans une niche à volets sur
lesquels figurent la Vierge de l’Annonciation, l’ange Gabriel, sainte
Geneviève (tenant le flambeau des « vierges sages » qu’un petit
démon tente d’éteindre avec un grand soufflet et qu’un ange rallume avec une
bougie) et sainte Apolline (tenant une molaire au bout de sa tenaille),
« Notre-Dame de Breac-Ellis » présente sur le bras gauche un
ravissant petit enfant Jésus. Elle écrase une « Eve-serpent », dont
la poitrine dénudée, aux mamelons marqués, est très provocante. Son visage
est austère, ses sourcils sont fins et sa bouche est fermée. La partie inférieure
de son corps est une queue de serpent qui remonte derrière le pan droit du
manteau de la « Dame de Breac-Ellis ». Dans la main gauche, la
démone tient la « fameuse » pomme. La toponymie du nom « Breac-Ellis » est assez
mystérieuse. Ce nom viendrait peut-être du gaulois « Briacos »
signifiant marais. Ellis, ou Ellez, prend aussi dans la langue bretonne la
forme Hellès. En ancien français, « helle » signifie cris ou
tumulte : Hellue désignant sorcière. En anglais, hell signifie
enfer…Ainsi Notre-Dame de Breac-Ellis pourrait être la représentation d’une
Notre-Dame des Marais donc aussi de l’Enfer. Le Yeun étant si proche… La statue date de 1485. Elle a été classée par les
Monuments historiques le 4 décembre 1914 au titre objet. La hauteur totale de
la niche est de 2,10 m. Une restauration a été effectuée en 1956 par M.
Hurtret, ébéniste à Nesles-la-Vallée (Seine-et-Oise). |
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L’Annonciation |
La Vierge |
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Le retable du maître-autel, recomposé avec des
colonnettes torses du XVIIe siècle, est formé de sept panneaux sculptés et peints
représentant l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages, la
Visitation, l'Ange apparaissant aux bergers, la Présentation au temple,
l'Assomption. Classé le 4 décembre 1914, il fut également restauré par
M.Hurtret en 1956. La polychromie générale est en bon état. Il serait toutefois souhaitable de protéger les panneaux, ainsi que la Vierge, vu l’état de la charpente de l’église au mois de juillet 2007. |
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L’Annonciation La Sainte Vierge est agenouillée sur un prie-Dieu. Toute troublée de la salutation de l’Ange, elle se détourne pour lever vers lui des yeux presque effrayés. L’ange Gabriel apparaît dans une nuée sculptée à la façon du Moyen-âge. Dans la main gauche il tient un sceptre, et de l’autre une banderole très déliée qui fait plusieurs enroulements. La colombe est présente en haut à droite. |
La Nativité L’Enfant-Jésus
est étendu dans la mangeoire (la crèche) sur un peu de paille. La Vierge et
Joseph sont agenouillés devant lui. Entre eux, un petit ange est en
adoration. À l’arrière-plan on aperçoit l’âne et le bœuf. Le décor représente
l’ancien palais de David. |
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L’Adoration des Mages La Vierge, assise,
tient le nouveau né sur ses genoux pour le présenter aux adorations des
princes de l’orient. Saint Joseph, la tête découverte, est debout derrière
elle. Le premier Mage, ayant déposé sa couronne, est agenouillé devant
l’Enfant-Jésus. Il est accompagné d’un jeune page. Les deux autres rois,
couronne en tête, debout, tiennent en main les présents qu’ils s’apprêtent à
offrir. |
L’Assomption de la Vierge Marie Ce panneau
sert de porte au tabernacle (on en distingue nettement les gonds). Quatre anges,
vêtus de longues robes, entourent la Vierge debout sur un nuage. Les deux
anges du haut déposent une couronne sur sa tête. Les gestes sont graciles et
délicats : les anges effleurant à peine la Sainte Vierge. Dans ce très
joli panneau, on distingue encore six merveilleuses petites têtes de
chérubins. |
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La Visitation La Vierge,
drapée dans un superbe manteau bleuté, entre chez sa cousine Élisabeth qui
s’agenouille devant elle. Zacharie s’avance, la tête coiffée d’un capuchon pointu. |
L'ange apparaissant aux bergers L’ange, debout au milieu d’un nuage, tient une banderole portant ces mots : Gloria In Excelsis. Autour de lui, pour signifier la troupe angélique, on a sculpté des têtes de chérubins. Deux bergers dorment dans la montagne, un troisième se réveille et aperçoit l’ange. |
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La Circoncision Le grand
prêtre tient l’enfant Jésus au-dessus de la table. La Sainte Vierge est agenouillée,
Joseph debout. Deux personnages, sans doute des lévites, assistent à la scène
comme accesseurs. Le canif est posé sur la table et les deux colombes sont
présentes dans une petite corbeille. « Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. » (Luc 2 22-40). |
Ces bas-reliefs sont séparés par six statuettes
couronnées de dais à découpes flamboyantes. On reconnaît de gauche à
droite : saint Roch (montrant sa plaie), saint Jean (calice en main),
saint Jacques le majeur (le bâton dans la main droite) et saint Paul. Les deux autres statuettes ne
peuvent être déterminées avec certitude. Aux deux angles de l'abside, sous les statues de Notre-Dame et de sainte Anne, sont des armoires formant piédestaux. Les vantaux sont composés de panneaux renaissance dont quelques-uns sont d'une ornementation feuillagée très intéressante, d'autres contiennent de petits génies païens jouant de divers instruments de musique, ou des têtes saillantes semblables à celles qu'on trouve aux bénitiers des porches de Guimiliau, Landivisiau et Landerneau. |
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Sur l’autel du bas-côté Sud on découvre en bas-reliefs les douze Sibylles. Sculptées dans un très beau chêne non polychrome, avec leur niche d’encadrement, elles semblent appartenir à la période de transition entre le gothique et la Renaissance (sans doute du XVIe siècle). Le nom de Sibylle fut attribué par les Anciens à des femmes, vierges comme les Vestales, censées avoir le don de prédire l'avenir et dont les oracles furent consignés au cours des âges. Les Sibylles, apparaissent dans l'art de l'Occident chrétien vers le XIIe siècle, pour prospérer à partir du XVe siècle. L'Erythréenne, la plus ancienne, fut la terrible prophétesse du jugement dernier. Tiburtine fut connue très tôt en Italie, dès le Moyen-âge. Plusieurs auteurs leur ont attribué un âge avec plus ou moins de précision : |
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La Cimérienne 14 ans - L'Erythréenne 15 ans - L'Europa
15 ans - La Cuméenne 18 ans - La Tiburtine 20 ans - La Delphique 20 ans - La Samienne 23 ans - La Libyque 24 ans - La Persique 30 ans - L'Agrippa 30 ans -
L'Hellespontique 50 ans - La Phrygienne, pas de précision. Seulement trois églises en Bretagne présentent les
Sibylles au grand complet : Brennilis,
chapelle de Saint-Herbot en
Plonévez-du-Faou et Lampaul-Guimiliau
sur la poutre de Gloire. Elles sont élégantes, tuniques aux manches amples
vaguement retroussées, épaulettes bouffantes, coiffures variées et soignées
avec turbans munis de bandeaux garnis de perles. Mais elles sont toujours
chaussées très sobrement… Voici les douze Sibylles de Brennilis : |
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Cimérienne Son attribut est un biberon antique en forme de corne. Elle rappelle ainsi que la Vierge allaita son enfant. |
Cuméenne La Sibylle de Cumes tient en main un objet qu'on prend pour un pain, mais qui est en vérité un coquillage du genre porcelaine, vulgairement appelé pucelage ou vulve de vierge. |
Delphique Elle présente la couronne d’épines, symbole de la Passion du Christ. |
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Erythréenne Son très grand rameau fleuri, qu’elle tient dans la main droite, évoque l’Annonciation à la Vierge Marie par l’Archange Gabriel. |
Européenne Son glaive rappelle aux fidèles le Massacre des Innocents et la Fuite en Egypte qui en découla. |
Phrygienne Elle porte l’Étendard du Ressuscité. |
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Persique Elle foule aux pieds le serpent de la Genèse qui abusa Eve. Sa lanterne est le symbole de la lumière apportée au monde par le Messie. |
Agrippa Son fouet évoque la Flagellation que subit Jésus au cours de la Passion. |
Samienne Le sculpteur montre un berceau en perspective avec des montants latéraux. La Sibylle de Samos avait en effet entrevu la Vierge couchant l'Enfant dans une crèche |
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Tiburtine Le gant coupé qu’elle tient dans la main droite symbolise la main du garde qui souffleta le Christ lors de la Passion. |
Hellespontique Elle porte une grande croix en
relation avec le sacrifice du Christ au Golgotha. |
Libyque Elle a pour attribut trois clous qui rappellent
la Passion du Christ. |
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Au bas des collatéraux sont des clôtures en bois,
composées de pilastres carrés et de balustres tournés, avec chapiteaux à
feuillages. Au-dessus règne une frise contenant des médaillons ronds sur lesquels
se détachent de jolis bustes élégants, en style François Ier ou
Henri II. Entre ces médaillons sont des statuettes parmi lesquelles on peut
reconnaître sainte Catherine, sainte Marguerite et sainte Barbe persécutée
par son père. Parmi, les très nombreuses statues qui ornent l’église
de Brennilis, il faut signaler le très beau groupe de saint Yves entre le
riche et le pauvre : sur le socle est inscrit : SANT
YEVN. Un
saint Sébastien, d’une belle anatomie, montre ses plaies. Un Christ aux liens, un saint François d’Assise, une sainte
Anne, un saint franciscain tenant un calice, comme à La Roche et à Bodilis
(il porte ici le nom de saint Fidel, mais ce doit être saint Pascal Baylon)
et un saint Hervé foulant un loup complète la statuaire de ce sanctuaire. L'église de Brennilis possède une belle croix de procession, en argent, datée de 1650. Elle est ornée à son sommet et aux extrémités des croisillons, de grosses boules à godrons, avec dépression dans le milieu, en forme d'équateur. |
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Le beau visage de sainte Anne |
Education de la Vierge par sa mère |
Marie tient le livre ouvert |
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La Mort représentée sur les couvercles du catafalque |
L’homme barbu du maître-autel |
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La Résurrection |
Sainte Apolline |
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Le Pauvre de
saint Yves |
Saint Yves |
Le Riche de
saint Yves |
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Saint
Sébastien |
Le Christ aux
liens |
Sainte Barbe
tenant sa tour |
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Saint
Jean-Baptiste |
Sainte Anne et
la Vierge Marie |
Saint Hervé |
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Saint Fidel |
Jeanne d’Arc |
Saint François
d’Assise |
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Le calvaire est au nord du sanctuaire, place peu commune pour un tel monument. Rolland Doré en aurait été le sculpteur. La statuaire, très réduite en nombre, de faible taille, est en tout point remarquable. Le socle est carré, le fût octogonal est surmonté d’un chapiteau. Le Christ, descendu de la croix, est assis sur les genoux de sa mère. Saint Jean, la tête légèrement inclinée sur le côté droit, le soutient sous les aisselles. Marie-Madeleine, le pot de parfum dans la main droite, regarde le cadavre. Les visages, d’une grande tristesse, ne sont pas sans rappeler ceux du calvaire de Senven-Léhart. Juste derrière la Pietà, le Christ ressuscite entre deux bustes d’anges et semble sortir sans hâte de son tombeau. La scène est réduite à sa plus simple expression : il lève simplement trois doigts. |
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Réalisation et crédit
photographique : Alain Ménard (propriété de l’auteur. © 2008 Aucune de
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