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.En pays Trégor..
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PLOUMILLIAU EGLISE SAINT-MILLIAU
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Classée Monument historique le 18 janvier 1921,
l'église paroissiale Saint-Milliau est une construction de la fin du XVe
siècle ou du début du XVIe siècle probablement due à
l'atelier Philippe Beaumanoir de Morlaix (d'après analyse stylistique du
pignon occidental). Sérieusement endommagée par un incendie survenu le 15
novembre 1589 au cours des guerres de la Ligue, elle fut reconstruite au
début du XVIIe comme l'attestent les dates inscrites sur le chevet
(1602), dans la nef (1608) et sur les contreforts extérieurs de l'élévation
sud (1613 pour le bras du transept ; 1616 pour la chapelle). L´édifice a
été restauré et agrandi au cours de la deuxième moitié du XIXe
siècle. Victor Villiers de l´Isles-Adam, recteur de Ploumilliau de 1864 à
1889, entreprit en 1868 les travaux de restauration du bas-côté nord et
d´agrandissement du bras nord du transept, ainsi que la construction de la
sacristie et de la chapelle des fonts, conférant ainsi à l´édifice son plan
actuel. La nef comporte sept travées. Elle est couverte de lambris peints en bleu-ciel. Les sablières sont décorées de monstres ailés, d’animaux fantastiques et de gorgones aux longs cheveux. |
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Un ensemble, peu connu, mérite
l’attention du visiteur : la série de treize panneaux de la Passion, en
bois sculpté et polychrome, située dans le chœur. |
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Ces bas-reliefs proviennent d’un ancien
jubé. Ils furent assemblés le long de la balustrade dans le transept sud
avant leur restauration par les Monuments historiques qui décidèrent de les
fixer dans le cœur à une certaine hauteur afin de les protéger contre toute
dégradation : quand ils étaient encore à portée de couteaux, ils furent en effet mutilés par les jeunes
garçons de la paroisse qui s’amusaient à taillader le nez des personnages
pendant les offices. Les sujets y sont traités de façon
traditionnelle, mais avec originalité : composition, mouvements et
disposition des personnages. Voici cette série dans l’ordre chronologique des
événements : |
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La Cène Saint Jean est couché sur la table, saint Pierre, un peu surpris, regarde Jésus qui vient de dire : « L’un de vous me trahira ». Judas est au premier plan, la bourse dans la main droite : il regarde vers la porte… |
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Le Jardin des Oliviers Jésus est à genoux, très grand, face au spectateur, au-dessus des apôtres. Derrière lui, dans le ciel, deux anges tiennent l’un, la croix, l’autre la lance, le bâton avec l’éponge et la couronne d’épines : c’est déjà le thème des instruments de la Passion. |
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L’Arrestation C’est sur Jésus que se concentre à la fois l’équilibre des mouvements et des masses de tout le groupe. Malchus est à terre, sa lanterne encore en main, bien que saint Pierre lui ait tranché l’oreille. Jésus la tient en main, grossie cinq ou six fois pour être bien visible. |
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La comparution devant Anne Après avoir arrêté Jésus, les juifs le conduisirent d'abord chez Anne, le beau-père de Caïphe, l'ancien grand prêtre qui avait encore une grande influence et qui voulait le questionner. Anne n'eut guère de succès et envoya Jésus au grand prêtre Caïphe. Durant tout ce temps, ce dernier avait vraisemblablement rassemblé le Sanhédrin (la Cour suprême juive) ainsi que des faux témoins… |
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Jésus bafoué Le Sanhédrin écouta les témoignages discordants de plusieurs faux témoins. Finalement, deux témoins accusèrent Jésus d'avoir l'intention de détruire le temple, mais leurs témoignages ne s'accordaient pas non plus (Mat. 26: 57-62; Marc 14:53-59). Cette première tentative ayant échoué, Caïphe demanda à Jésus de déclarer si oui ou non il était le "Fils" de Dieu. Naturellement, Jésus répondit qu'il l'était effectivement. D'un geste dramatique, le grand prêtre déchira ses vêtements et qualifia Jésus de blasphémateur. Le Sanhédrin marqua son accord en disant "Il est passible de mort" (Mat. 26: 63-66; Marc 14: 61-64). Ensuite, ils crachèrent au visage de Jésus et le frappèrent cruellement. D'autres lui couvrirent la face, le giflèrent et, se moquant de lui, ils lui demandaient de nommer ses assaillants. Tout ceci se passa durant la nuit du procès. |
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Jésus devant Caïphe Jésus est amené par les soldats devant Caïphe, assis sur son trône. Jésus, debout, pieds nus et les mains liées, est face au spectateur. On pourrait croire qu’il s’agit de la comparution devant Pilate tant les deux scènes peuvent se confondre avec toujours la même attitude du Christ, debout, opposant à la rancune et à la mauvaise foi une attitude sans révolte. Caïphe porte la mitre qui marque son pouvoir sacerdotal et à cet instant précis nous sommes avant le renvoi devant Pilate : en effet, les Juifs ne pouvaient pas exécuter les criminels. Aussi, conduisirent-ils Jésus au palais du gouverneur romain (la forteresse Antonia) pour lui être présentés afin que celui-ci se charge de son exécution… |
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Comparution
devant Pilate Pilate porte, bien que romain, le bonnet qu’on prête aux juifs distingués. Pilate étonna, semble-t-il, les accusateurs de Jésus : il refusa de s'occuper de l'affaire tant que les juifs n'auraient pas formulé une accusation en règle. Ensuite il entra dans la cour intérieure du palais pour interroger Jésus au sujet de sa royauté. Quand il sortit de nouveau vers les Juifs, il déclara Jésus innocent (Jean 18: 29-38; Luc 23: 1-4). |
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La Flagellation Afin d'apaiser la populace, Pilate proposa de châtier Jésus puis de le relâcher. Jésus, nu, adossé à la colonne, est entouré de deux soldats qui le flagellent avec des lanières dessinant des rinceaux, chacune se terminant par un plomb en forme d’étoiles à cinq pointes comme une molette d’éperon. Pilate voulut alors montrer qu'il était innocent du sang de Jésus en se lavant les mains. |
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Le
Couronnement d’épines Pilate remit Jésus aux soldats : ceux-ci le
frappèrent à nouveau, le revêtirent d’un manteau écarlate et le coiffèrent
d’une couronne d’épines… Deux hommes tordent autour de son front, à grand effort de leviers, les branches entrelacées. C’est presque déjà l’Ecce homo… |
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L’Ecce homo Pilate et un
garde présentent Jésus à la populace. Ils posent une main sur l’épaule du
condamné. Quasi nu, sous son grand manteau agrafé sur les épaules, Jésus
porte la couronne d’épines. « Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : voici l’homme » (Jean 19 : 5). |
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Le Portement
de croix Le cortège est en marche : le Christ lié par la ceinture porte sa croix. Le soldat en tête du cortège lui marche sur la main, petit détail soulignant que toute action, même insignifiante, relève de la haine et de la violence. |
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La Crucifixion C’est à Ploumilliau la figuration la plus simple : elle obéit à des constantes bien établies. Marie et saint Jean sont au pied de la croix. La Vierge est voilée et saint Jean, imberbe, tient dans la main droite un livre, son Évangile. |
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Scène majeure, conclusion de
toute la Passion : Jésus est nu,
un simple drapé autour des hanches. Derrière lui flotte depuis les épaules
une grande pièce d’étoffe qui est à la fois son linceul et son manteau de
triomphe. Le Christ enjambe du pied droit le bord du tombeau nécessairement
ouvert. Quatre soldats sont présents : deux, situés à chaque bout du
sépulcre, sont encore endormis… |
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Cette série, classée au titre objet le 16
novembre 1958, fut même utilisée en table de communion. La dernière
restauration a modifié l’ordre des panneaux : Victor-Henry Debidour et
la base Palissy du Ministère donnent l’ordre suivant, confirmé par des
clichés anciens : 1.La Cène
2.Le Jardin des Oliviers
3.L’Arrestation de Jésus
4.Comparution devant Anne
5.Jésus bafoué 6.Comparution
devant Caïphe 7.Comparution devant Pilate
8.Flagellation 9.Couronnement
d’épines 10.Ecce homo 11.Portement de croix 12.Crucifixion 13.Résurrection. Aujourd’hui, les panneaux 5 et 3 ont été permutés, certainement par erreur, lors d’une restauration. La suite chronologique des événements n’est donc plus respectée. L’épisode de Pilate se lavant les mains ne figure pas à Ploumilliau : il semble donc que l’artiste ait choisi de suivre à la lettre l’Évangile de saint Jean, cet épisode ne figurant que dans saint Matthieu. |
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Il nous faut maintenant admirer la très
fameuse statue de l’Ankou, située sur le mur ouest du transept sud… L'Ankou et ses outils (bêche et faux) sont en bois peint gris-marron. La statue mesure 0,99 m de hauteur. Elle date peut-être du XVe siècle. René Couffon, pense qu’elle fut réalisée par un certain Bourdoulous de Morlaix. Il semble qu'il y ait eu à une certaine époque à Ploumilliau deux statues de l'Ankou que l'on plaçait de chaque côté du catafalque lors des enterrements. Le 18 avril 1845, lors de sa visite, un représentant du diocèse ordonna d'enlever immédiatement de l'église les deux petites statues qui se trouvaient près de l'emplacement du mort. Cette pratique fut définitivement abandonnée suite au malaise d'un enfant effrayé par la vue de l'Ankou. Une des statues aurait alors été vendue à un certain Miton, collectionneur qui habitait Saint-Efflam. |
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L'emplacement de la statue actuelle semble avoir beaucoup varié au cours
du temps : · À l'entrée de la tour, avant la
révolution, d'après l'abbé Le Goff, curé de Ploumilliau avant la guerre,
citant lui-même une vieille paroissienne · Sous le porche de l'église où elle
fut peinte en rouge par un solliciteur, déçu par le peu d'empressement mis
par Erwannig à le venger d'un ennemi. Il fut alors abandonné dans un grenier
de la tour appelé "chambre à lin" d'où il redescendit avec un bras
cassé (celui qui porte la bêche), restauré depuis. - Pour Luzel (1865)
"au sommet du retable de l'autel qui se trouve dans le transept
sud". Il sera ensuite relégué pendant longtemps dans la sacristie pour
peut-être tenter de mettre fin à l'usage qui consistait à "vouer son
ennemi". Il arrive à "Erwanig" de se déplacer et de faire
ainsi connaître Ploumilliau. Il fut exposé à Scallaburg en Autriche en 1990,
au château de la Roche-Jagu en 1991. |
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Anatole Le Braz, qui a passé ses premières années à
Ploumilliau, ajouta que cette statuette fut la terreur de son enfance :
« Cet ankou a été la terreur de mon
enfance. Son voisinage troublait toujours mes jeunes prières… » On dit enfin qu’on ne vient jamais à Ploumilliau sans faire visite à l’Ankou ... Je viens de la faire au mois d’août… |
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La chaire à prêcher de Ploumilliau est ornée de très
beaux panneaux. Sur la cuve (le prédicateur y prêchait autrefois), nous
trouvons les quatre évangélistes : chacun identifiable grâce à leur
attribut. Sur la rampe de l’escalier, quatre panneaux dorés, exécutés en
bas-relief, représentent les docteurs de la loi. |
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Saint Marc Marc a pour
attribut le lion parce que son évangile nous témoigne surtout de la
résurrection. Car la légende veut que les lionceaux, quand ils naissent,
gisent pendant trois jours comme des cadavres. Puis ils sont réveillés par le
rugissement de leur mère. |
Saint jean Jean est
représenté par l'aigle (la divinité) : volant plus haut que les autres, il
nous parle surtout de la divinité du Christ. Au Moyen âge, on considérait
également que seul l'aigle pouvait regarder directement le soleil sans être
ébloui ; le soleil étant évidemment une personnification divine. |
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Saint Luc Luc est
personnifié par le bœuf (le sacrifice). Cet attribut, le bœuf, s'explique par
le fait qu'il traite surtout du sacerdoce de Jésus. |
Saint Matthieu Mathieu est
représenté par la figure de l'ange. Saint Jérôme explique que Mathieu a pour
attribut l'homme parce qu'il insiste surtout, dans son évangile, sur
l'humanité du Christ. |
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Pour l'Église catholique romaine, un Docteur de l'Église est un
théologien ou un religieux dont les écrits ou l'enseignement sont considérés
comme ayant servi la religion de façon exceptionnelle et dont la vie est
regardée comme exemplaire au regard des exigences de celle-ci. À Ploumilliau
nous trouvons : saint Jérôme, saint Ambroise, saint Augustin et saint
Grégoire. |
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Aurelius Ambrosius ou Ambroise de Milan (340-397), évêque de Milan de 374 à 397, est l'un des Pères de l'Église latine. Il est connu en tant qu'écrivain et poète, quasi-fondateur de l’hymnodie latine chrétienne et lecteur de Cicéron et des Pères grecs, dont il reprend les méthodes d'interprétation allégoriques. Il est aussi l'un des protagonistes des débats contre l'arianisme. C'est auprès de lui qu’Augustin d'Hippone se convertit au christianisme. Il est honoré comme saint par l'Église orthodoxe et l'Église catholique qui le fêtent le 7 décembre. |
Augustin d’Hippone (Aurelius Augustinus), ou saint Augustin, né à Thagaste (actuelle
Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354, mort le 28 août 430 à Hippone
(actuelle Annaba, Algérie). Il est l’un des principaux Pères de l’Église latine et
l’un des 33 Docteurs de l’Église. Les catholiques célèbrent sa fête le 28
août, anniversaire de sa mort. Sa tombe se trouve à Pavie. Après saint Paul,
il est considéré comme le personnage le plus important dans l’établissement et
le développement du christianisme occidental. Il était également le penseur
le plus lu en occident. |
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Jérôme de Stridon, en latin Eusebius Sophronius Hieronymus Stridonensis (vers 340 - 30 septembre 420) est surtout connu pour ses traductions en latin de la Bible à partir du grec et de l'hébreu (la Vulgate). Les catholiques romains le considèrent comme un des Pères de l'Église et, avec les orthodoxes, le vénèrent comme saint. Depuis Boniface VIII, en 1298, il est qualifié de docteur de l'Église. |
Grégoire Ier, dit le Grand, auteur des Dialogues (né vers 540, mort le 12 mars 604), devient pape en 590. Docteur de l'Église, il est l'un des quatre Pères de l'Église d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. Son influence durant le Moyen Âge fut considérable.Saint Grégoire est très présent dans l'iconographie des manuscrits et des monuments figurés, où il est, avec saint Pierre, le pape par excellence. Il est souvent représenté en train de recevoir l'inspiration d'une colombe. |
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L’église de Ploumilliau contient de nombreuses
statues : saint Yves, saint Alar, saint Isidore, sainte Marthe, saint
Paul, Notre-Dame des Grâces, une Pietà et saint Joseph. |
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Notre-Dame de Grâces En pierre polychrome, elle date du XIIIe
siècle |
La Pietà Ici, à
Ploumilliau, la piété populaire marqua une prédilection passionnée à cette
statue. |
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Saint Eloi (saint Alar) Il devait
tenir dans la main droite le marteau du maréchal-ferrant. Nous ne savons
rien de la vie de ce saint dont le culte est tant répandu dans le diocèse de
Quimper. Sa vie étant oubliée, au Moyen Age, il fut remplacé par saint Eloi. |
Sainte Marthe D'après les
écritures, sainte Marthe est la sœur de Marie-Madeleine et de Lazare. Saint
Jean affirme qu'elle fut témoin de la résurrection de son frère. C'est elle
qui dirigeait la maison de Béthanie avec charité et hospitalité envers les
pauvres. |
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Saint Yves |
Saint Isidore Le second
patron des laboureurs (il ne fut canonisé qu’en 1598) attire le regard dans
chaque sanctuaire par l’étrangeté de son costume : paysan bas-breton, on
le voit très souvent en bragou-braz et ici avec l’élégance d’un gentilhomme.
La Bretagne a annexé catégoriquement à son patrimoine particulier ce saint
venu du dehors : il était domestique de ferme chez le Seigneur Vergas
dans les environs de Madrid. Selon la
légende, lorsque le saint laboureur perdu en oraison interrompait son
travail, Dieu envoyait ses serviteurs célestes (des anges porteurs de
piochons) pour achever le sillon… |
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Saint Jérome |
Saint Milliau Milliau, selon ses diverses hagiographies serait un prince du pays
d’Aleth (Saint-Malo), père de Mélar ou un moine venu de la Bretagne insulaire
en même temps que saint Pol-Aurélien. Il fut aimé pour sa dévotion et sa
bonté. Il régna pendant sept années avant d’être assassiné (décapité) par son
frère Riwod. |
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Les fonts baptismaux furent déplacés à la fin du XIXe
siècle (aujourd'hui, ils sont situés à l’angle nord-ouest de l’église). Ils
datent du XVe siècle. |
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Autrefois l’enclos paroissial était
complet de tous ses éléments. L’ossuaire était inscrit à l’inventaire de
1679 : il n’en reste aucune trace aujourd’hui. Les tombes ont déserté le
cimetière en 1913 pour donner suite à une décision du conseil municipal datée
de 1910. |
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Reproduction interdite. Réalisation et crédit
photographique : Alain Ménard (propriété de l’auteur. © 2008). Aucune de
ces images ne peut être utilisée, copiée, transférée, en tout ou en partie, Sources : Inventaire préliminaire à l'étude du
patrimoine des communes littorales des Côtes-d'Armor. « La sculpture bretonne » de
Victor-Henry Debidour. |
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